De
nos jours en sport, le talent ne suffit plus. Pour performer
et être satisfait de notre jeux, il faut s’entraîner.
Mais
l’entraînement, ça fait mal…
Outre les blessures, il y a deux formes de douleur due à
l’entraînement. La première est une douleur
de type musculaire qui peut survenir pendant l’exercice
ou parfois jusqu’à deux jours après
l’entraînement. La deuxième survient
pendant l’effort et est plutôt un phénomène
douloureux qui atteint tout le corps et l’esprit.
La douleur musculaire qui survient lors d’un exercice
est causée par l’ischémie (manque d’oxygène)
temporaire du muscle, ce qui crée une irritation
nerveuse qui, à son tour, avertie le cerveau de cette
condition avec le sentiment de douleur que nous connaissons.
Il
faut écouter cet avertissement et cesser l’exercice
si la douleur provient d’une articulation ou d’un
muscle blessé. Par contre, si la douleur provient
d’un muscle à l’entraînement, on
peut continuer un peu… car c’est la zone payante.
En effet durant la période de douleur musculaire
à l’exercice, le muscle se déchire comme
si quelques ficelles d’un gros câble se brisaient.
C’est lors de la réparation de ce muscle qu’il
deviendra plus fort.
Cette déchirure musculaire combiné avec le
manque d’oxygène, libère un produit
chimique que l’on nomme acide lactique. C’est
l’acide lactique qui cause les douleurs un à
deux jours plus tard.
L’entraînement est donc une déchirure
musculaire et le renforcement provient de la réparation
ou la guérison de ce muscle. En effet lorsque les
ficelles se rattachent, elles deviennent plus grosses et
plus fortes. Ce phénomène de guérison
ou renforcement, survient au repos, surtout la nuit chez
les enfants. Pour ce qui est de l’acide lactique,
elle disparaît avec le temps et beaucoup d’eau.
Donc pour devenir plus fort il faut ressentir une douleur
à l’entraînement, il faut se coucher
tôt, boire beaucoup d’eau et manger des glucides
et des protéines 30 minutes après la fin de
la séance et surtout pas les hot-dog de l’aréna.
(voir article sur la nutrition).
La deuxième forme de douleur à l’entraînement
est plus difficile à expliquer. C’est un mal
autant physique que psychique et sa compréhension
ne vient pas naturellement chez l’enfant. C’est
ce que plusieurs appellent le niveau de dépassement
physique ou aller au-delà de ses limites. Par exemple
a un moment intense d’un entraînement de power
skating, l’oxygène que le joueur de hockey
respire ne suffira plus à la demande des organes
du corps et le cerveau dit d’arrêter, mais l’athlète
doit avoir la volonté de continuer, intelligemment,
afin d’améliorer ses performances.
Les statistiques prouvent que la prise de conscience du
phénomène de douleur à l’entraînement
et de ses résultats positifs, est ensuite transposé
dans la vie de tout les jours de l’athlète,
l’aidant ainsi à surmonter certaines difficultés
ou à se surpasser que ce soit à l’école
ou au travail plus tard; que ce soit individuellement ou
en équipe.
C’est le rôle de l’entraîneur de
bien doser l’entraînement et de faire comprendre
cette notion importante à tous les joueurs.
N’oubliez pas qu’un entraînement trop
fréquent et trop intense amène un autre phénomène
: le surentraînement, un problème médical
et difficile à soigner.
Bonne entraînement douloureux….mais pas trop.
source:
Dr. Daniel L’Abbé, votre ambassadeur.